Les journalistes ont la solide réputation de ne voyager qu’en cabine business. Et pourtant, parfois, ils se frottent, voire se piquent, aux cabines économiques, et de bonnes surprises effacent les petites déconvenues. Délices a testé la Classe Economy d’Air Calin sur un vol Bangkok-Paris. Bienvenue sur Kanuméra ou Luengöni !
Dans le cadre d’un séjour, avion et hôtels compris, gagné par tirage au sort lors de la soirée d’une compagnie aérienne, il a fallu trouver une solution face à l’incertitude entourant la réservation du vol retour, pourtant confirmée bien en amont. Une fois sur place en Thaïlande, nous n’avions toujours pas de confirmation claire et nette du service de communication concernant notre embarquement sur le vol retour du 9 février, date initialement prévue. Le service nous proposait éventuellement un retour le 12 février si nous n’avions pas pu embarquer le 9 février. L’hébergement entre ces deux dates aurait bien évidemment été à nos frais. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés sur un vol d’Air Calin.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que en tant que passagers lambda nous avons été choyés.
Détail non négligeable, au moment du vol, en février, le prix était lui aussi attractif avec un billet à 482 euros comprenant les repas, boissons à volonté, un bagage de 23 kilos en soute, un bagage cabine de 12 kilos maximum et un sac à main.
UN AIRBUS NOUVELLE GÉNÉRATION ÉCOEFFICACE
Sur un vol Bangkok-Paris, les passagers prennent place dans un Airbus A330-900 Neo. Cet avion est une version modernisée et re‑motorisée (2 moteurs Rolls‑Royce Trent 7000) de l’A330‑300, avec la même longueur de fuselage, conçue pour le long‑courrier avec une meilleure efficacité énergétique et un confort cabine actualisé. La consommation de carburant par vol est diminuée de 12% par rapport aux A330‑200/300 et les émissions sont réduites de 25% par siège. Les éclairages LED ambiant, l’ambiance modulable, les hublots plus grands que sur les générations précédentes et l’espace bagages cabine optimisé participent à ce confort plus que perceptible.
L’avion possède trois cabines : Classe Economy, Classe Premium Economy et Classe Business Hibiscus. Le pitch de la Classe Économie de 79 cm est confortable. Cet espace entre deux rangées de sièges se situe dans la moyenne standard du long-courrier, ni exceptionnel, ni catastrophique. Il correspond peu ou prou aux autres compagnies sur la ligne Paris-Bangkok, comme Air France, Thai Airways en vol direct ou Emirates, Qatar Airways, Etihad, Turkish Airlines, Oman Air, Saudia sur des vols avec escale. Une similitude mais avec une nuance. En effet, la cabine est dotée de sièges ZIM Flexible NG à assise coulissante, avec un mécanisme appelé « sliding » combinant avancée de l’assise et inclinaison. Ce système permet au passager de derrière de ne pas avoir les genoux réduits en compote et le nez écrasé par le dossier. L’appui-tête des sièges est également réglable en 4 positions facilitant un vrai maintien de la tête.
La cabine Economy est aménagée avec une disposition de siège 2/4/2 et 2/3/2 tout à l’arrière de la cabine (rangées 42 à 44). Autant dire un aménagement plus que confortable pour les accros du hublot, qui ne sont pas obligés de déranger plusieurs personnes s’ils veulent néanmoins se dégourdir les jambes.
AIR CALIN, L’ÉVASION DÈS L’EMBARQUEMENT
L’invitation au voyage et à l’évasion se fait dès l’entrée dans l’avion. La livrée aux couleurs, motifs et identité visuelle de la compagnie, avec une fleur d’hibiscus rouge aux pistils jaune sur un fond de camaïeux bleus foncés, se déploie sur la partie arrière du fuselage. Pour accueillir les passagers, le personnel, vêtu d’uniformes aux motifs locaux, style tapa polynésien modernisé, et portant une fleur d’hibiscus à l’oreille, se montre hyper souriant et sympathique. La décoration intérieure de l’avion reprend le même camaïeu de bleus turquoise que les uniformes, évoquant sans nul doute les couleurs du lagon calédonien. Les coussins sont recouverts de housses jetables dans les mêmes tonalités, ornées de motifs tapa. Le service est impeccable et à la hauteur des meilleures compagnies. Avant le déjeuner, des boissons, dont du crémant, et une collation apéritive sont proposées.
UNE GASTRONOMIE ASSORTIE D’UN SERVICE DE HAUT VOL
Le repas comprend un coleslaw en entrée. Le plat est d’un point de vue nutritionnel très équilibré avec un poisson cuit à la perfection, ce qui est plutôt rare en gastronomie à 10000 mètres d’altitude, nappé d’une sauce coco, accompagné des légumes tels que brocolis et carottes et de riz. Sauvignon blanc ou vin rouge sont proposés en sus des autres boissons non alcoolisées comme les jus de tomate, orange. Une « collation » est servie avant l’atterrissage. Elle consiste à une entrée pomme de terre avec sauce moutarde, un plat unique de pennes aux légumes, et des fruits en dessert, le tout accompagné d’un large éventail de boissons dont des jus, vins, etc… Des boissons et des encas à grignoter à discrétion sont à disposition à l’arrière de l’avion.
Côté animation, ce vol propose 77 films au choix dont 13 films français et 19 très récents dans la sélection. De quoi passer ce long vol, d’une durée plus ou moins de 13h30 tout de même, sans ennui et avec la possibilité de brancher son propre casque.
Bonne nouvelle pour les aficionados de la compagnie à l’hibiscus, Air Calin va recevoir en décembre 2026, deux A350-900, des avions qui permettront de transporter 325 passagers au total soit 15% de plus que sur les A330-900 Neo, dont 32 sièges en Business Hibiscus, 24 sièges en Premium Economy et 269 sièges en Economy. Un Pitch d’au moins 81-82 cm dans cette cabine, serait vraiment le nec plus ultra pour optimiser encore plus le confort.





