
La Nouvelle-Calédonie est composée d’environ 140 îles et îlots. Cet archipel, situé dans l’océan Pacifique, comprend plusieurs îles principales dont Grande Terre, les îles Loyauté dont Ouvéa, Lifou et Maré, l’île des pins…
Le territoire lance une campagne de communication pour relancer son tourisme après les différentes crises qui se sont succédées depuis quelques années. Le but est de rassurer les voyageurs, restaurer l’image de la destination et stimuler les ventes de séjours. Une invitation à l’évasion et au renouveau au cœur du Pacifique qui met en avant les atouts intemporels de l’archipel.
DANS LE TOURBILLON DES CRISES, LE TOURISME CALÉDONIEN À L’ARRÊT
Depuis 2020, de nombreuses « crises » ont bouleversé le quotidien des calédoniens et des voyageurs désireux de découvrir cette destination unique. D’abord celle liée au nickel, première ressource du pays. Cette crise est le résultat d’une conjonction de facteurs économiques et industriels, parmi lesquels l’effondrement des cours, la concurrence internationale, les problèmes structurels avec des conséquences sociales qui ont gravement affecté ce secteur vital pour cet archipel. Le Covid a ensuite également bouleversé les habitudes, en stoppant net le tourisme, deuxième ressource économique de la Nouvelle-Calédonie. La crise de 2024, déclenchée par un projet de révision constitutionnelle visant à modifier la composition du corps électoral pour les élections provinciales, a apporté douleurs et souffrance au sein de la population. Le pays s’est embrasé le 13 mai 2024 avec de nombreuses conséquences sociales et économiques. Sans compter la crise climatique mondiale qui a de forts impacts comme l’intensification des événements météorologiques extrêmes (pour exemple récent le cyclone Chido à Mayotte) et les risques d’élévation du niveau de la mer sur les îles comme la Nouvelle-Calédonie, les îles basses et atolls (Maldives, Tuamotu, Îles Marshall, Tuvalu et autres îlots du Pacifique, Kiribati, certaines îles des Antilles françaises, Ukerewe sur le lac Victoria en Tanzanie…), la perte de biodiversité et la contamination des ressources en eau. La Nouvelle-Calédonie a connu aussi le fameux risque requin, particulièrement durant l’été 2023, en période de vacances scolaires, où en l’espace de trois semaines, trois attaques plus ou moins graves se sont produites aux abords des plages très fréquentées de la capitale. Des campagnes de régulation sont régulièrement organisées notamment pour les espèces de requins tigres et de requins bouledogues, très nombreux dans les eaux calédoniennes.

Démonstration d’artisanat calédonien par deux calédoniennes sur le stand de la Nouvelle-Calédonie lors du Salon International de l’Agriculture 2019 au Parc des Expositions de la Porte de Versailles.
NOUVELLE-CALÉDONIE : UN JOYAU AUTHENTIQUE DU PACIFIQUE
Même si son surnom est le « caillou », la Nouvelle-Calédonie est un diamant brut au cœur du Pacifique, un archipel d’exception que ce soit en terme de paysages, de culture ou de gastronomie. Le lagon de Nouvelle-Calédonie, cerclé par une barrière de corail longue de plus de 1600km, est le plus grand au monde. S’étendant sur 24 000 km² et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, il abrite une biodiversité marine extraordinaire avec 350 espèces de coraux, 1600 espèces de poissons et des espèces marines emblématiques comme les dugongs, tortues et baleines. En tout, 9372 espèces sous-marines, faunes et flores confondues, ont été recensées. Joyau marin sur lequel viennent se poser des plages de sable blanc, renommées pour leur beauté et leur ambiance paradisiaque. Parmi les plus célèbres, la plage de Kuto, la Baie des tortues, la plage de Mouli, l’Anse Vata ou encore Kiki Beach offrent des paysages idylliques avec du sable fin et des eaux cristallines. La plage de Poé, près de Bourail, déroule son sable immaculé sur 17 km avec un lagon peu profond idéal pour les familles et les activités nautiques. Avec ses 140 îles et îlots, le choix offert par la Nouvelle-Calédonie est vaste pour satisfaire les touristes qu’ils soient grands voyageurs expérimentés et curieux, aventuriers passionnés et intrépides ou supporters affinitaires de la Nouvelle-Calédonie…

La viande de cerf en Nouvelle-Calédonie provient principalement du cerf rusa, une espèce introduite à la fin du 19e siècle et considérée comme envahissante. Les cerfs sont chassés pour réguler leur population, et leur viande est moins grasse que celle du bœuf.
Sur la terre ferme, la faune et la flore de Nouvelle-Calédonie sont elles aussi exceptionnelles, caractérisées par une originalité et un taux d’endémisme parmi les plus élevés au monde avec des espères comme le cagou (véritable emblème du territoire, c’est un oiseau ne pouvant pas voler et menacé d’extinction), la perruche d’Ouvéa (également très menacée, elle vit uniquement dans les forêts du nord de l’île d’Ouvéa), pour n’en citer que deux. Il y aurait également 86 espèces de lézards, dont 83,5% endémiques. Coté flore, plus de 3370 espèces de plantes vasculaires ont été recensées sur seulement 18 575 km² que compte le territoire avec un taux d’endémisme de la flore de 75% pour les espèces et 12% pour les genres. Les forêts tropicales de Nouvelle-Calédonie sont des écosystèmes d’une grande richesse. La forêt dense sempervirente humide (également appelée forêt ombrophile ou forêt tropicale humide), qui s’étend sur une superficie de 3900 km², abrite une grande diversité de familles végétales, notamment les orchidées, les rubiacées, les euphorbiacées et les myrtacées, qui y prospèrent en abondance. Les forêts ont un rôle crucial dans la conservation des conifères endémiques de l’île. Sur les 43 espèces de conifères recensées en Nouvelle-Calédonie, 35 se trouvent dans ces forêts humides, témoignant de l’importance de cet habitat pour ces espèces uniques.
Résilience et diversité culturelle reflètent également l’identité de la Nouvelle-Calédonie. Riche de la culture kanak, peuple autochtone de l’archipel, le territoire combine un héritage traditionnel océanien avec une histoire française complexe, offrant un patrimoine culturel authentique et préservé.

Toutoute, conque en coquillage traditionnellement utilisée en Nouvelle-Calédonie pour appeler aux rassemblements.
DE NOUVELLES LIGNES AÉRIENNES POUR AUGMENTER L’ACCESSIBILITÉ DU TERRITOIRE
Ces nombreux trésors naturels et culturels font d’elle une destination attrayante et diversifiée. 2025 est bien partie pour être l’année avec un grand A de la Nouvelle-Calédonie. L’accessibilité du territoire d’outremer évolue. Le 11 décembre dernier, la compagnie Aircalin inaugurait sa nouvelle ligne entre Paris et Nouméa via Bangkok, avec 2 vols par semaine venant renforcer les lignes habituelles via Singapour, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Dans une démarche similaire, Qantas passera à 4 vols par semaine dès mars 2025 depuis Sydney. Aircalin prévoit d’augmenter le nombre de rotations par semaine. L’ouverture d’Aircalin via Bangkok est certes anticipée par rapport à l’agenda prévisionnel de la compagnie mais a l’avantage d’arriver à point nommé dans une campagne de communication que le territoire a lancé pour redorer un peu son blason. Cette campagne a déjà été amorcée depuis quelques mois. Après le Covid, la reprise en 2023 était prometteuse. Le tourisme international, en 2023, avait généré 50,9 milliards de Francs Pacifique (XPF, soit un peu moins de 419000 euros) avec plus de 130000 touristes (hors croisiéristes), retrouvant presque les niveaux d’avant la crise de 2019. Le secteur du tourisme représente une part significative de l’économie avec 2314 entreprises et 5383 emplois directs. Le début de l’année 2024 a été record avec une fréquentation touristique métropolitaine de plus de 42 000 visiteurs soit une hausse de 8 % par rapport à 2023. « On avait retrouvé 96 % des flux touristiques » a déclaré Julie Laronde, Directrice générale chez Nouvelle-Calédonie Tourisme (NCT), lors d’une conférence en présence de Mickaël Forrest, membre du gouvernement chargé de la promotion du tourisme international et président du conseil d’administration de Nouvelle-Calédonie Tourisme. « L’hexagone est le premier marché émetteur avec 1/3 des visiteurs hors croisiéristes visitant l’archipel. Le tourisme est donc un très important levier de diversification et l’une des filières prioritaires d’avenir ». Si aujourd’hui quelques zones restent encore tendues (des zones isolées non touristiques et identifiées) après les événements du 13 mai 2024, la Nouvelle-Calédonie est désormais prêtre à accueillir de nouveau les touristes.

Le lagon de Nouvelle-Calédonie abrite une biodiversité marine extraordinaire avec 1600 espèces de poissons.
UNE CAMPAGNE DE PROMOTION POUR RELANCER LE TOURISME
Pour cela, la Nouvelle-Calédonie a mis en place une stratégie de reprise en plusieurs phases nécessaires pour relancer le tourisme et reconstruire cette industrie touristique sur des bases solides avec le soutien indéfectible de Atout France, Agence de développement touristique de la France. La phase de gestion de crise, qui s’est déroulé du 13 mai au 15 juillet, est celle où les autorités ont accompagné les voyageurs et informé les professionnels du secteur. Suite à cette gestion initiale, une phase d’apaisement s’est déroulée du 15 juillet au 30 septembre avec un redémarrage prudent de la mise en avant de la destination et une redéfinition des marchés cibles prioritaires en lien avec la stratégie d’Aircalin. Cette phase visait à renouer les liens avec les marchés émetteurs. Les mois d’octobre et novembre ont été axés sur la restauration de l’image de la Nouvelle-Calédonie notamment avec une communication soulignant la pérennité des atouts de la destination. Elle s’est concrétisée par la création de témoignages vidéo de professionnels locaux et de touristes, ainsi que par l’invitation de certains médias pour constater la situation sur place. Ces actions ont contribué à renforcer la confiance des voyageurs potentiels. Une étape cruciale permettant de poser les bases d’une reprise structurée. Depuis début décembre, la quatrième phase, celle de la promotion à proprement parler, vise à relancer activement l’attrait de la destination, stimuler la demande touristique et mettre en avant les atouts uniques de la Nouvelle-Calédonie auprès des marchés cibles. Enfin, la cinquième phase dite de consolidation, prévue pour toute l’année 2025, aura pour objectif de renforcer les acquis des phases précédentes. Le territoire a pour cela lancé un nouveau slogan de communication « Nouvelle-Calédonie, Nouveau Départ » qui vient s’ajouter à des actions comme la mise en place sur les réseaux sociaux du hashtag #CaledonieEternelle.
