Ce salon, créé à Paris mais qui s’est très rapidement décliné à l’international, a soufflé ses 30 bougies en 2025. Au fil des éditions, il ne cesse de se réinventer pour s’adapter aux tendances et aux évolutions des métiers du secteur. Parmi elles, la féminisation de la chocolaterie-confiserie et de la pâtisserie.
Le monde du chocolat et de la pâtisserie se féminise et le salon se fait la vitrine de cette évolution en donnant une visibilité croissante aux cheffes pâtissières, chocolatières, entrepreneuses du secteur. Parmi elles, l’inspirante Nina Métayer, une inconditionnelle du salon que le public a pu retrouver sur le Pavillon Signatures. Dans cet espace confidentiel, chaque jour de grands noms se sont succédés pour proposer des créations sucrées à emporter ou à déguster sur place. Le cru 2026 du Salon du Chocolat et de la Pâtisserie a également accueilli Camille Grâce (Geoélia Paris), Chiara Serpaggi, Mélanie Paulau (20° Nord 20° Sud), Emma Obadina (Restaurant Nagori par D & E Obadina à Cavaillon), Coline Doussin (Restaurant Bellefeuille du Saint James Paris), Victoire Finaz (La Chocologue), Sophie Gadet (Co-Fondatrice de Fleur de Sel que l’on a pu voir concourir pour le Grand Prix du Paris-Brest de la Pâtisserie Française) et bien d’autres encore… Autant de femmes qui portent haut les couleurs de la réussite dans ces métiers de bouche !
LE SALON DONNE DE LA VISIBILITÉ AUX FEMMES DE LA FILIÈRE
« Depuis plusieurs années, on observe une véritable évolution dans les métiers de la chocolaterie et de la pâtisserie. Longtemps perçus comme des univers très masculins, notamment en raison des contraintes physiques et des postes de production, ils attirent aujourd’hui de plus en plus de femmes. Cette féminisation est une excellente nouvelle pour la profession », explique Marianne Chandernagor, Directrice d’évènements chez Comexposium, société organisatrice du Salon du Chocolat et de la Pâtisserie.
Si les jeunes femmes s’engagent dans les formations de ces secteurs et se lancent dans l’entrepreneuriat, certaines hésitent encore à s’inscrire à un grand concours, à reprendre une maison renommée ou à briguer un poste à responsabilité, freinées dans leur élan non par un manque de compétences mais par un sentiment de légitimité encore fragile. Ce fameux syndrome de l’imposteur où le sentiment de ne pas mériter sa place malgré des compétences réelles est encore flagrant chez certaines femmes. Pourtant, des qualités telles que exigence, créativité et passion au quotidien ne doivent rien au genre. Des talents au féminin mis à l’honneur au Salon du Chocolat et de la Pâtisserie. « Depuis plusieurs éditions, l’espace Elles met en lumière des jeunes marques créées par des femmes entrepreneures dans les secteurs de la chocolaterie et de la pâtisserie. À travers leurs stands, elles présentent leurs créations et leurs projets, tout en partageant leurs parcours inspirants ». C’est ainsi que le public a pu découvrir des marques telles que Mon Choco, Cachoteries & Co, Poupette Biscuits, Choco d’Ivoire, Chocolat d’Espérance et la très remarquée Astrid Temmerman de A-Typica et son étonnante liqueur de cacao ou bien son chocolat chaud qui a gagné le Prix du Meilleur Chocolat Chaud.
- Nina Métayer
- Une création signée Nina Métayer
- Emma Obadina du restaurant Nagori à Cavaillon (84).
PÂTISSERIE, CHOCOLATERIE, CONFISERIE : LES FEMMES TRACENT LEUR VOIE
Au sein du Salon du Chocolat et de la Pâtisserie, cette démarche s’accompagne d’un objectif de parité dans la programmation entre les démonstrations de chefs, la constitution de jurys, les intervenants en conférences… « En tant qu’organisateurs du Salon, nous avons à cœur de donner de la visibilité aux femmes qui font évoluer la filière, expertes, artisanes, productrices de cacao, réseaux de femmes… Il est essentiel que les nouvelles générations puissent s’identifier à des modèles variés et constater que toutes les carrières leur sont ouvertes. Mais il reste encore des défis à relever ! », insiste Marianne Chandernagor.
Cette féminisation, qui gagne du terrain dans de nombreux métiers, qu’ils soient de bouche ou pas, se dessine également dans les écoles qui forment ces professionnels de demain. Chez Ferrandi Paris, la filière Bachelor Pâtisserie compte aujourd’hui 72 % de femmes selon Audrey Janet, Responsable de la Communication de la célèbre école de cuisine. Un taux en forte augmentation depuis quelques années. Sur le stand de la Confédération des Chocolatiers et Confiseurs de France, des élèves de l’école EPMT (École de Paris des Métiers de la Table) n’ont pas hésité à confirmer l’immense majorité de filles dans leurs cursus, la cuisine restant pour l’instant encore très masculin selon elles.
Les dernières données du Livre Blanc des Chambres de Métiers et de l’Artisanat démontrent la féminisation dans les secteurs de la pâtisserie et de la chocolaterie-confiserie où elles représentent respectivement 56% et 67% des apprentis. Des branches où les femmes sont désormais majoritaires parmi les apprentis. Elles sont également à la tête des entreprises puisque 48% des dirigeants en pâtisserie sont des femmes, 36% dans la fabrication de chocolat et 52% dans le commerce de détail. La jeunesse est aussi mise en valeur dans l’espace Jeunes Talents du Salon du Chocolat et de la Pâtisserie où l’on retrouve bien évidemment… des femmes ! À l’image de la pâtissière Juliette Lefrançois qui dirige à tout juste 20 ans, Sésame Pâtisserie.
En bref, l’avenir du chocolat et de la pâtisserie sera féminin ou ne sera pas…
- Glaçage d’un entremet par Merveille Debelle-Maniere lors du Concours du Meilleur Pâtissier Carrefour 2026.
- Glaçage d’un entremet par Merveille Debelle-Maniere lors du Concours du Meilleur Pâtissier Carrefour 2026.









