Vue sur la baie d’Acapulco de l’hôtel Fiesta Americana Acapulco Villas.

Esprit rétro, ensoleillement maxi tout au long de l’année, mer aux reflets turquoise, températures tropicales… Eden prisé des stars hollywoodiennes à partir des années 1960, Acapulco, après quelques décennies d’incertitudes et de mauvaise réputation, a toutes les cartes pour se hisser à son meilleur niveau et retrouver sa gloire d’antan. Une cité balnéaire agréable à vivre le temps d’un séjour prolongé. ¡Vive Acapulco!

ACAPULCO, L’ÂGE D’OR D’UNE BAIE PEU COMMUNE

À l’instar de notre French riviera, Acapulco est devenue LA baie la plus prisée par la jet set internationale à partir des années 1930. Une station balnéaire qui a eu son sol foulé par les personnalités les plus importantes du 20e siècle. L’avènement des films en technicolor et les vedettes d’Hollywood en avaient fait la destination vacances du Mexique. John Wayne, Elisabeth Taylor, Franck Sinatra, Kirk Douglas, Cary Grant, Tony Curtis ou Orson Welles pour n’en citer que quelques-unes. John et Jackie Kennedy (Américaine aux lointaines origines Françaises) ont achevé le mythe en y passant leur lune de miel. Mais si Sylvester Stallone, entre autres, possède aujourd’hui sa villa sur les hauteurs de la ville, la star la plus célèbre fut sans nul doute Johnny Weissmuller, plus connu dans son rôle de Tarzan. Suivi de près par Elvis Presley qui y tourna Fun in Acapulco (L’Idole d’Acapulco). Histoire d’y placer quelques tubes de sa voix suave et sensuelle, dont le fameux « Guadalajara » en espagnol dans le texte. Et même Diego Rivera, l’époux de Frida Kahlo, laissa son imagination fertile vagabonder sur les murs extérieurs d’une villa. Ses mosaïques, toujours visibles, font l’attraction touristique. Bref, Acapulco possède certainement le passé le plus glamour dont une station balnéaire puisse rêver.

Errol Flynn fut un habitué de la station balnéaire.

UN LIEU ICONIQUE, DES HÔTELS TOUT AUTANT MYTHIQUES

À y regarder de plus près, son succès, Acapulco le doit à tous ses atouts. Nombreux. Une mer chaude, des plages interminables de sable blanc, une effervescence non feinte surtout le soir et des couchers de soleil à faire pâlir de jalousie d’autres destinations balnéaires. Tout cela a contribué à créer le mythe et une aura unique à cette ville. Acapulco, de prime abord, ce sont ces hôtels rivalisant pour atteindre le ciel qui s’alignent, tel un chapelet, tout au long du boulevard Miguel Aleman ou sur les hauteurs de la ville. Certains aiment. D’autres pas. Leurs noms sont mythiques : Le Papagayo, La Marina, Los Flamingos (qui appartenait à John Wayne et Johnny Weissmuller), El Mirador Del Monte, Las Palmas, Casablanca, Le Club de Pesca… Auxquels sont venus s’ajouter d’autres hôtels comme le Fiesta Americana, le Dreams ou le Holiday Inn… Dans un esprit très seventies, très Tiki Pop (un art de vivre qui avait envahit la Californie et la Floride dans les années 1950 et 1960), les enseignes de ces hôtels sont estampillées dans des typos nous rappelant la douceur de vivre de cette époque. Des typos délicieusement rétros, joyeuses et festives !

Chaque jour, des hommes tentent des plongeons spectaculaires à La Quebrada. Pour le plus grand plaisir des spectateurs.

LA QUEBRADA, QUAND L’HOMME S’AFFRONTE AUX ÉLÉMENTS NATURELS

Au sommet de La Quebrada, un homme scrute de son regard perçant, les vagues qui viennent s’éclater avec fureur sur la roche, 45 mètres plus bas. Il se concentre, pour savoir quel moment sera le plus opportun – un calcul mêlant le mouvement des vagues et celui du vent – pour exécuter sa cascade. Car à ce niveau de hauteur, que dire de plus que c’est un véritable exploit de vouloir créer une brèche dans cette mer si puissante. Sa tension anxieuse est palpable. L’une des caractéristiques d’Acapulco est d’avoir une mer, certes chaude, mais très agitée. L’homme rassemble ses bras et plonge. Quelques secondes, une pirouette acrobatique exécutée à la perfection, et le voilà qui disparaît dans les flots avant de réapparaître presque aussi soudainement. L’attraction existe depuis 1934. Immuable. C’est à cette époque que des jeunes de la ville découvrent comment plonger sans risque. Sportifs, les jeunes (ou moins jeunes) commencent par gravir cette falaise – qui malgré les apparences n’est en rien naturelle mais issue de l’ouverture d’un canal pour ventiler le centre-ville, alors en proie à des chaleurs écrasantes – avant de plonger. Aujourd’hui, le spectacle est payant (à peine 2€) et à heures fixes (13h, 19h30, 20h30, 21h30 et 22h30). La magie et la fascination sont toujours là et contribuent au mythe !

La Chapelle œcuménique de la Paix possède une architecture incroyable ! Les matériaux utilisés produisent des jeux de lumière très mystiques.

ACAPULCO, PRIEZ POUR NOUS PAUVRES PÊCHEURS

Impossible de louper cette croix de 42 mètres de hauteur. Si son architecte voulait crée une connexion directe avec Dieu, il n’aurait pu mieux faire. La Chapelle œcuménique de la Paix jouit d’un emplacement rêvé sur les hauteurs du quartier Dorado. Avec vue intégrale sur la baie d’Acapulco ! Le prix au mètre carré doit atteindre lui aussi des sommets ! Construite en 1971, cette chapelle, ancrée dans la roche brute, surprend par une architecte très moderne. L’intérieur, de marbre dans les tons bruns et de bois précieux (de l’ébène peut-être) subjugue par une beauté à la fois dénuée de toute fioriture et d’un luxe absolu. Pas vraiment plus classique, la Cathédrale Notre-Dame-de-la-Solitude d’Acapulco possède elle aussi une architecture détonante. Presque une architecture de cinéma. Justement. Dans les années 1930 ce bâtiment a été crée pour le 7ème art. De fil en aiguille, des messes y ont été organisées. En 1958, il est devenu le principal sanctuaire du Diocèse d’Acapulco. Dans un style byzantin, dotée de quatre tours symétriques lui donnant l’aspect d’une église orthodoxe, la façade de cette cathédrale allie une blancheur immaculée à des tons bleus et dorés. Construite par l’architecte Frederico Mariscal, le mélange des styles, modernes et traditionnels, lui donnent une certaine originalité. À l’intérieur, les mêmes couleurs tapissent l’abside et le cœur. Un Christ ensanglanté est visible dans un cercueil de verre auprès duquel viennent se recueillir les paroissiens.

Que serait le Mexique sans sa célèbre coccinelle !?

ACAPULCO, CARNET PRATIQUE

Y aller : Aéromexico of course ! La flotte est principalement dotée de Dreamliner surtout sur les longs courriers. Pour ce type de vol, rien de mieux que des avions ayant la capacité de réduire les effets du décalage horaire. Les 7 heures de différences entre Paris et Mexico ou Acapulco, se ressentent moins dans ce sens. Mais le jet lag, après un trajet Mexico-Paris, vous ferait presque regretter votre voyage. Les Dreamliner réduisent le bruit, ont un contrôle de température et une technologie anti-turbulence. Tout a donc été étudié pour que votre sommeil ne soit pas troublé. Coté confort, c’est le top ! En classe économique, le « seat pitch » autrement dit l’espace entre votre siège et celui de devant est de 86 cm, une mesure que l’on retrouve habituellement en classe « premium » de certaines compagnies. Les hublots et les écrans sont eux aussi plus grands que sur d’autres avions. Sur les petites destinations (Mexico-Acapulco), Aéromexico Connect effectue ses vols notamment avec des Embraer 190, très confortables également.

Le Dreams Resort & Spa possède une vue magique sur la baie d’Acapulco.

Dormir : Le Dreams Resort & Spa est un hôtel d’AMR Collection, un groupe hôtelier possédant des hôtels partout dans le monde dont la République Dominicaine, l’Espagne ou la Grèce. Cet hôtel de 605 chambres porte bien son nom puisqu’il exauce un des vœux les plus chers des clients, à savoir profiter d’une chambre avec vue sur la mer, partielle ou totale. En effet, quelque soit le numéro de chambre attribué, la mer est toujours visible, à part pour quelques chambres ayant « vue tropicale ». Étudié pour les hébergements d’affaires ou de vacances en famille, le Dreams Resort & Spa possède plusieurs piscines d’eau chaude, un spa, plusieurs restaurants et bars, un glacier. Mais surtout un confort incomparable dans les chambres, toutes dotées d’une grande baie vitrée en guise de fenêtre. Et cerise sur le gâteau, l’hôtel possède sa propre plage avec pour chaque transat son parasol en fibre végétale. Détail non négligeable, le personnel se mettra en quatre pour vous satisfaire quelque soit votre problème. Essayé et approuvé !

À Las Gaviotas, le repas est servi les pieds dans le sable.

Manger : Le choix est très large. La plupart des touristes opteront pour les restaurants qui bordent les différentes plages de la baie. Pour les personnes véhiculées, s’éloigner un peu du centre ville permet de jolies découvertes. À Playa Bonfil, le cadre du restaurant Las Gaviotas est extraordinaire. Les pieds dans le sable avec vue sur la mer et les différentes activités de la plage : quad, équitation, massage… Mais le plus agréable est très certainement, ce qui est servi dans l’assiette. Petite Mezcalina (qui comme son nom l’indique est un cocktail à base de Mezcal) d’accueil et les choses sérieuses peuvent commencer. Ce restaurant a, bien évidemment, fait des produits de la mer ses spécialités. Poulpes, crevettes et toutes une tripotée de poissons (dont le bar, le vivaneau) cuits simplement au barbecue. Un délice qui se suffit à lui-même, sans recourt à une recette compliquée et alambiquée. Autre restaurant-bar à tester, bénéficiant d’un cadre magique, le Club de Playa Elcano Diamante.

Acapulco jouit d’une mer chaude mais agitée…

Le Street-Art est partout dans la ville. Il suffit juste d’ouvrir les yeux…

Acapulco est aussi célèbre pour ses couchers de soleil.

Le Mexique est connu pour la margarita mais de nombreux autres cocktails sont « made in Mexico » comme la mezcalina, à base de mezcal.