Qu’est-ce qu’un flash ? Comment fonctionne un flash ? Comment détermine-t-on la puissance d’un flash ? Qu’est-ce que la vitesse de synchronisation ? Comment optimisez l’utilisation de son flash ? Autant de questions auxquelles ce dossier va tenter de répondre afin de faire de votre flash votre nouveau meilleur ami.

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La lumière du flash est intermittente -ses éclairs sont très brefs- contrairement à une lumière de type solaire ou aux lampes torches, qui elles fournissent une lumière continue. Bien souvent, mal utilisée, la lumière du flash donne des résultats assez médiocres. Il est en effet très difficile de visualiser les effets du flash avant le déclenchement et de mesurer avec précision l’intensité de l’éclairage au flash sans flashmètre, instrument relativement coûteux. Alors faut-il pour autant abandonner définitivement l’usage du flash ?

Hier, les flashes à ampoules

Tout le monde se souvient des flashes à ampoules jetables qui s’employaient avec les appareils photo les plus simples, assez rudimentaires. Ces flashes se présentaient sous diverses formes comme des cubes (Flash-Cube – cubes à 4 ampoules-, Magicube), ou des barres (Top-Flash, Flip-Flash, Flash-Bar).

Techniquement les ampoules étaient composées de zirconium qui brûlait avec éclat lorsqu’il était traversé par un courant électrique. Chaque ampoule ne pouvait servir qu’une fois. Les ampoules étaient teintées en bleu pour contrebalancer leur lumière orangée peu naturelle et pour obtenir une qualité de lumière proche de celle du jour. Les flashes à ampoules permettaient de photographier des sujets à moins de 3,50 m de l’objectif. Ils se fixaient directement sur l’appareil ou sur une tige-allonge. La durée de leur éclair était d’environ 1/80 de seconde. Des sujets qui se mouvaient rapidement pouvaient apparaître flous.

L’avantage de ces flashes était un coût relativement bas, mais une utilisation unique en faisait un accessoire assez peu économique à la longue. Ces flashes sont aujourd’hui très rares (quasiment disparus) car très rudimentaires et utilisés pour les appareils photos eux aussi très rudimentaires.

Aujourd’hui, les flashes électroniques

Il existe plusieurs flashes automatiques : les flashes à calculateur (senseur ou en anglais computer) externe, les flashes à calculateur interne, et les flashes à calculateur placé dans la chambre noire de l’appareil du même système d’une marque (flashes TTL). Il existe aussi des flashes pour un usage très particulier comme les flashes annulaires (utilisé dans la macrophotographie et en photographie de mode pour obtenir un éclairage uniforme du sujet photographié), les flashes sous-marins et les flashes infrarouges. Il y a également les flashes de studio qui fonctionnent avec une ampoule halogène.

Le flash électronique est composé d’un tube rempli d’un gaz inerte, le xénon, qui émet, lors du déclenchement, un éclair intense dû à un courant électrique le traversant. Le courant électrique étant fourni par secteur ou par piles. Lorsqu’il n’est pas utilisé, le courant s’accumule dans le condensateur du flash (système thyristor) et permet d’être récupéré pour l’éclair suivant. Cela réduit considérablement l’intervalle de temps entre deux éclairs et augmente l’autonomie du flash. Ce flash a l’avantage d’émettre un nombre d’éclairs quasi illimités durant toute sa durée de vie, c’est pourquoi même s’il est cher à l’achat, au fil du temps c’est la solution la plus économique qui a su supplanter les flashes à ampoules. Aujourd’hui, la plupart des appareils photo amateurs contiennent un flash intégré.

Les éclairs d’un flash électronique ne dégagent pas de chaleur. La lumière fournie par ce flash est pratiquement équivalente à la lumière du jour. Sa thermocolorimétrie (température de couleur) est semblable à celle de la lumière du jour, ce qui permet un éclairage d’un sujet même sous le soleil ou du moins quand sa lumière est assez faible ou irrégulière (technique du fill-in). Pour ceux qui utilisent encore des argentiques, cela leur permet d’utiliser des films pour la lumière diurne.

À quelle distance faut-il se placer du sujet lorsqu’on utilise un flash ? Cela dépend de quelques paramètres comme la puissance du flash, l’ouverture du diaphragme et la sensibilité du film. Grosso-modo : plus l’ouverture est grande (en partant de f1,8 qui est l’une des ouvertures les plus importantes), plus la sensibilité est élevée et plus une distance importante sera nécessaire. Par contre si votre ouverture est faible (à partir de f8-f11), votre sensibilité également, alors il faudra vous rapprocher de votre modèle.

Qu’est-ce le nombre-guide ?

La puissance d’un flash se reconnaît grâce à ce qu’on appelle le nombre-guide. Cette unité se mesure en mètre ou en pied et permet aux photographes dépourvus de flashmètre de choisir le bon diaphragme en fonction de la distance du sujet. À partir de paramètres dit « classiques » (100 ISO, focale fixe de 50mm pour un 24×26, diaphragme ouvert à f1), une formule permet de calculer ce nombre-guide pour une bonne exposition au flash. Le facteur du nombre-guide est dans ce cas de x1. Avec ces paramètres, un flash de nombre-guide 14 peut théoriquement éclairer jusqu’à 14 mètres maximum. Si le nombre-guide de votre flash est de 40, vous pouvez, toujours théoriquement, photographier jusqu’à 40 mètres.

Les autres calculs, c’est-à-dire lorsque les ISO ne sont plus de 100, ou que la focale n’est plus de 50mm, sont assez compliqués et inutiles pour les photographes débutants ou amateurs. Il suffit juste de savoir que plus le nombre-guide de votre flash est élevé, plus il est puissant. Il existe des flashes ayant un nombre-guide de 8, 14, 20, 32, 40, 48, 56, etc.

Une petite mise en garde s’impose. Certains fabricants annoncent un nombre-guide pour 400 ISO et non plus pour 100 ISO. Ce qui permet de donner l’illusion de performance de leurs flashes bas de gamme. Attention donc, lorsque vous achetez un flash. Assurez-vous que son nombre-guide est bien sur la base de 100 ISO. Les nombres-guide sont en général de 10 à 16 pour un appareil compact. De 10 à 12 pour le flash intégré d’un boîtier reflex. De 15 à 36 pour un flash cobra classique. De 20 à 50 pour un flash torche pro et de 40 à 60 et plus pour les flashs de studio.

La vitesse de synchronisation

On ne peut parler de flash sans évoquer la vitesse de synchronisation ou vitesse de synchro-X. C’est le temps de pose nécessaire pour une bonne exposition au flash ou dit d’une autre façon, la vitesse la plus grande pour laquelle le film ou le capteur est totalement impressionné par l’éclair émis par le flash. On entend souvent que la vitesse de synchro, lorsqu’on utilise un flash externe, est de 1/60 de seconde. Mais est-ce toujours réellement le cas ? Quelle est la vitesse de synchronisation des flashes intégrés ou des flashes externes ?

Appareils photo à obturateur central

Les appareils photo à objectif fixe sont presque tous équipés d’un obturateur central, diaphragme toujours fermé sauf pendant l’exposition. Cet obturateur est situé dans l’objectif et en avant du capteur. Il est composé de fines lamelles métalliques qui se chevauchent et s’écartent plus ou moins pendant l’exposition, laissant apparaître un petit trou en son centre. Cette ouverture s’agrandit pendant la première moitié du temps de pose puis diminue durant la seconde moitié pour disparaître. Au moment de l’ouverture utile, le flash se déclenche. La vitesse d’un obturateur central ne dépasse pas 1/500 de seconde, et du fait que la durée maximale des éclairs du flash ne soit jamais plus longue que 1/500 de seconde, la vitesse d’obturation n’entre pas en ligne de compte dans l’exposition au flash avec un obturateur central. Si votre appareil le permet (automatiques débrayables en mode manuel), pour n’importe quel temps de pose, le flash se synchronisera. Sur un compact, la vitesse de synchronisation, fixé par le fabricant, ne peut être changé par l’utilisateur.

Appareils photographiques à obturateur focal.

Dans les appareils photo à objectif interchangeable (appareils reflex) l’obturateur se compose de deux rideaux placés juste devant le film ou le capteur et non plus d’un obturateur central à lamelles.

Ces rideaux servent entre-autres à protéger l’émulsion ou le capteur de la lumière pendant le changement d’objectifs. En s’écartant ils permettent d’exposer le film ou le capteur à la lumière. L‘action se déroule en 6 temps. Premier temps, les rideaux sont fermés, le photographe déclenche son appareil, le miroir s’éclipse instantanément et le diaphragme se ferme à la valeur choisie par le photographe. Deuxième temps, le premier rideau descend et commence à découvrir le film ou le capteur par le haut. Troisième temps, le premier rideau est descendu. Le film est alors complètement découvert. À ce moment-là, le flash éclaire le sujet. Le film ou le capteur est « impressionné ». Quatrième temps, le deuxième rideau descend peu avant la fin de l’éclair. Cinquième temps, Le deuxième rideau est en bas, l’exposition est terminée. Sixième et dernier temps, les deux rideaux remontent ensemble pour la photo suivante.

Que choisir comme vitesse de synchronisation ?

Un temps de pose long est un moment où le premier rideau peut avoir terminé sa course avant que le second ne commence la sienne. La fente est alors le plus large possible pour laisser le film ou le capteur être frappé par la lumière environnante. Un temps de pose très court oblige en général le second rideau à entamer sa course avant même que le premier rideau ne soit arrivé à destination, ce qui provoque une exposition partielle du capteur, donc un sujet partiellement exposé. D’où l’intérêt de choisir un temps de pose ni trop lent ni trop rapide…

La vitesse de synchronisation dépend des performances de l’obturateur et de la capacité des rideaux à défiler rapidement. Elle peut donc être de 1/60, 1/90, 1/100 ou 1/125 de seconde. Avec certains obturateurs en titane et à défilement vertical, elle est de 1/250 de seconde.

Le temps pose choisi peut être différent de la vitesse de synchronisation. Un temps de pose plus lent vous permettra quelques effets comme un fond clair ou des effets volontaires de flous de bougé et/ou de mouvement. Un temps de pose plus rapide que la vitesse de synchronisation vous donnera un fond sombre voir pratiquement noir.

Alors, synchronisation 1er ou 2e rideau ? tout dépend ce que vous voulez faire. Il faut juste retenir, deux petites formules. Avec une synchronisation 1er rideau et une vitesse lente (1/15s ou 1/30s), le départ du flash se fait dès l’ouverture totale de la fenêtre. Le sujet est alors exposé après l’éclair. Si par exemple vous avez pris un cycliste dans la pénombre, les feux de son vélo seront devant lui. Le flou de mouvement se trouve donc devant lui.

Avec une synchronisation 2e rideau, pour la même vitesse, le départ du flash se fait juste avant la fermeture de la fenêtre par le deuxième rideau. Pour le même cycliste, les feux seront derrière lui comme une traînée de vitesse. Le flou de mouvement se trouve donc derrière lui. L’effet est plus naturel.

La thermocolorimétrie des sources de lumière

Kesako ??? Rien de très compliqué… Tout d’abord, faisons une petite mise au point sur les sources lumineuses d’origines différentes. Les caractéristiques chromatiques d’un éclairage varient suivant la température du corps qui le produit. Un objet modérément chauffé donnera une lumière plutôt rouge. Plus chaud, l’objet donnera une lumière orangée et ainsi de suite en passant par le blanc, puis le bleu… Les sources lumineuses ont donc une température de couleur (thermocolorimétrie) qui leur est propre.

Les températures de couleur s’expriment en degrés Kelvin (°K).

Une flamme d’une bougie ou d’une lampe à pétrole a une température de couleur de 1800°K alors qu’un paysage enneigé sous un ciel bleu a une température de couleur avoisinant les 10000°K.

Plus une couleur se rapproche des infrarouges, plus sa température est basse et plus elle tend vers le rouge.

Plus une couleur se rapproche des ultraviolets, plus sa température est élevée et plus elle tend vers le bleu.

La vie courante nous ayant appris l’inverse à savoir qu’une couleur chaude est plutôt rouge et une couleur froide est plutôt bleue. Il ne s’agit là que de l’impression que l’on a et non pas de la température réelle des sources qui les produisent.

En photographie (contrairement à l’œil humain qui est si adaptable qu’il voit toutes les lumières comme une seule : une lumière blanche), il est important de connaître la température de l’objet ou la température environnante pour connaître et éventuellement moduler le rendu chromatique du cliché. Un film ou un capteur exposé dans des conditions pour lesquelles il n’a pas été conçu rendra des couleurs affectées par cette mauvaise exposition. En noir et blanc, le problème ne se pose pas, le film ou le capteur étant peu influencés par des éclairages différents.

En argentique il existait (au passé car il est de plus en plus difficile de trouver ce matériel et donc de travailler avec) deux grandes familles de films. Les films lumière du jour (type A) et les films lumière artificielle (type B). La limite qui décidait de l’emploi d’un film type A ou d’un film type B se situait entre 3800 et 4000°K. Tous les films négatifs couleur étaient équilibrés pour la lumière du jour, les corrections de dominante de couleur pouvant alors se faire au tirage ou avec l’emploi d’un filtre spécifique pour corriger cette dominante de couleur à la prise de vue. Aujourd’hui, c’est pareil, avec l’avantage non négligeable qu’en numérique, même si l’exposition n’est pas bonne à la prise de vue, les logiciels de retouche font des miracles !

La lumière du jour avec le soleil au zénith a une température au environ de 5400°K. Une zone très ombrée en plein jour à une température entre 7000°K et 25000°K. Par contre un ciel nuageux n’a qu’une température de 6000°K.

La lumière des flashes électroniques est assimilable à la lumière solaire. La plupart des flashes donnent une dominante souvent froide. Dominante parfois réchauffée par les fabricants qui enduisent les réflecteurs de certains flashes d’une couche de peinture jaune orangé ou dorée. Si tel n’est pas le cas de votre flash et si vous travaillez en numérique, tous les logiciels de retouche intègrent une fonction pour supprimer les dominantes de couleurs. Si vous travaillez toujours en argentique, demandez cette suppression de dominante lors du tirage.

Flash intégré, comment optimiser son utilisation ?

De nombreux appareils photo compacts ou reflex intègrent un flash intégré. Souvent décrié et décrit comme un frein à la créativité, on accuse le flash intégré de donner des photos de qualité médiocre. Outre le fait qu’il puisse servir comme flash-maître pour allumer un ou plusieurs flashes indépendants, il présente malgré tout quelques avantages parmi lesquels celui d’avoir toujours sous la main une source de lumière en plus et d’éviter d’alourdir son sac photo avec un flash externe. Vous pourrez ainsi déboucher un contre-jour (fill-in) ou des ombres en deux temps trois mouvements.

Selon votre type d’appareil, vous avez deux options. Soit il peut fonctionner sur un mode manuel, et, dans ce cas, vous réglez votre temps de pose comme vous le souhaitez. Les effets que vous obtiendrez se feront en fonction de ce temps de pose. Soit votre appareil est entièrement automatique, et le flash se mettra immédiatement en tension si la luminosité ambiante n’est pas satisfaisante. Pour une bonne exposition du sujet, mettez-vous à plus d’1,5 mètre. Dans la zone inférieure, non seulement votre sujet pourra être flou, mais il sera cramé par la lumière du flash. Évitez aussi les différents plans, car même si votre sujet est à la bonne distance et donc bien exposé, si votre scène contient un premier plan, et un arrière-plan derrière votre sujet, il est possible que ce premier plan soit cramé et que votre arrière-plan soit quasiment noir.

Au-dessus de 4m, compte tenu du nombre-guide des flashes intégrés qui avoisinent le nombre de 12-14, votre sujet sera peu ou pas exposé. Le principal défaut de ces flashes intégrés est aussi la mauvaise exposition vers les bords de la photo. Si le centre est bien exposé, les bords le sont en général bien moins. Cela pourrait s’apparenter à une sorte de « vignettage » même si le vrai vignettage n’est pas vraiment ce cas de figure. Pour une meilleure exposition à la lumière de la totalité de la scène que vous souhaitez prendre, diffusez ou réfléchissez votre lumière. Sans diffuseur mettez devant votre flash une feuille de papier-calque. Sachez que bons nombres de compacts gèrent parfaitement l’ouverture du diaphragme mais au cas où le votre ne le ferait pas, référez-vous au nombre-guide de votre flash. Selon ce nombre-guide, vous saurez s’il faut vous mettre à 1,5 mètre, 2 mètres ou 5 mètres de votre sujet.

Trucs et astuces pour bien photographier avec un flash

Qu’il soit intégré ou externe, votre flash, si vous en possédez la maîtrise, sera dans bien des situations votre meilleur allié.

Les yeux rouges

L’un des inconvénients les plus connus du flash est bien sûr le phénomène des yeux rouges. L’oeil rouge provient de la réflexion de l’éclair sur la rétine, irriguée de vaisseaux sanguins, lorsque le flash est utilisé trop près de l’objectif et que sa lumière frappe de plein fouet la pupille dilatée. Premier moyen de pallier cet inconvénient : éloignez le flash de l’axe de l’objectif. Tenez-le en extension grâce à un câble de synchronisation ou utilisez une barrette spéciale (tige-allonge) permettant de monter le flash à côté de l’appareil.

Si votre appareil le permet activez la fonction spéciale anti-yeux rouges qui consiste à émettre quelques petits éclairs de flash très brefs avant l’éclair principal. Ces petits éclairs sont censés rétrécir les pupilles du sujet, mais ne sont pas une sécurité à 100% d’un résultat positif.

Autre solution : ne pas diriger le flash vers les yeux. Choisissez plutôt un éclairage vers le plafond, qui réfléchira la lumière vers le sujet. Cette technique nécessite un réflecteur sous le visage pour éviter les ombres disgracieuses sous les yeux, le nez, le menton.

Vous pouvez aussi allumer toutes les sources de lumière de l’endroit ou vous prenez votre sujet en photo. Le trop plein de lumière provoquera un rétrécissement des pupilles et réduira ainsi le risque des yeux rouges.

Si votre flash ne peut se tourner (ou même s’il est de type cobra), optez pour la solution du diffuseur. Vous y gagnerez en esthétisme. Les ombres seront moins dures, le modelé du visage plus doux et les yeux ne vireront plus au rouge.

Un seul plan

Évitez les premiers plans surtout si votre sujet est au second plan. Les premiers plans proches du flash ont toujours tendance à être surexposés et parfois flous.

Si vous souhaitez prendre plusieurs personne en photo, pensez à toujours les mettre sur le même plan pour que chacun soit à peu près à égale distance du flash. Dans le cas où il vous serait impossible de tous les mettre sur un seul plan, montez sur une chaise et prenez-les en plongée. La lumière sera plus répartie. Sinon éloignez-vous le plus possible afin de rendre le décroissement de l’intensité de l’éclair moins brutal et moins perceptible, évitant ainsi de surexposer les premiers plans et de sous-exposer les arrière-plans. Comme pour les portraits solos, dirigez le flash vers le plafond s’il est réfléchissant ou vers un mur neutre.

Diffusion et gestion de la lumière

Optez pour l’éclairage indirect. Arrangez-vous dans la mesure du possible de toujours avoir des surfaces réfléchissantes autour du sujet que vous voulez prendre en photo. Ces surfaces doivent bien évidemment être neutre car si elles sont colorées, elles donneront une dominante à votre sujet.

La lumière ainsi réfléchie compensera l’affaiblissement de l’éclair si vous vous éloignez de votre sujet. Vous obtiendrez ainsi un peu plus d’équilibre entre votre sujet et l’arrière-plan. Au mieux adoptez l’éclairage multiple avec par exemple une lumière continue et un flash, voire l’utilisation de plusieurs flashes. Gardez à l’esprit que plus une source lumineuse est petite, directionnelle et proche, plus son éclairage est dur et engendre des ombres marquées. Plus elle est grande, diffuse et éloignée, plus son éclairage est doux et engendre des ombres discrètes.

Le moyen le plus économique pour diffuser la lumière du flash consiste en une simple feuille de papier calque entre le flash et le sujet. Sinon il existe des diffuseurs très économiques en vente dans le commerce. La marque LumiQuest en propose de toutes sortes. L’inconvénient des diffuseurs est de réduire l’éclair du flash sur le sujet. En général il faut diviser par 2 le nombre-guide. En mode manuel, ouvrez plus votre diaphragme. Sinon rapprochez-vous de votre modèle. Vous pouvez aussi utiliser un réflecteur, mais il faudra dans ce cas que la tête de votre flash soit dirigeable.

La technique du fill-in

Le fill-in au flash consiste à éclairer son sujet au flash alors qu’il existe déjà un éclairage, la plupart du temps un éclairage à la lumière du jour. Ces deux lumières étant de température très proche, il n’existe aucun inconvénient pour qu’elles cohabitent. L’utilisation du flash sert à réduire les contrastes engendrés par la lumière trop vive du soleil.

Le fill-in est très utile lorsque le sujet est à contre-jour. Le visage de votre modèle, qui se trouve dans l’ombre, sera trop sombre et sans détails. Si vous exposez correctement l’environnement en fonction de la lumière ambiante et renforcez l’éclairage du visage avec une lumière d’appoint, en l’occurrence celle d’un flash, l’arrière-plan et votre sujet seront bien exposés. La technique du fill-in est aussi très utilisée lorsque votre sujet porte un chapeau, se situe sous l’ombre d’un arbre ou d’un feuillage, ou est placé devant un fond très clair comme la neige ou le sable.

Le flash créatif

Fixez sur le réflecteur du flash une gélatine d’une couleur et toute la scène prendra cette couleur. Certains flashes sont livrés avec des filtres colorés pour effets spéciaux. Pour sortir de l’ordinaire pensez à vous en servir de temps en temps.

Pour traduire le mouvement d’un sujet, utilisez votre flash avec une pose longue. L’éclair va figer une image nette du sujet, le reste du temps de pose long permettra l’exposition en lumière ambiante, dont le résultat sera une image floue ou filée entourant ou suivant l’image nette.

La technique de l’Open flash donne des résultats surprenants. Le principe consiste à poser l’appareil photo sur un trépied en pose “B”. Avec le flash balancez des éclairs sur les différents sujets de votre scène. Cette technique est souvent utilisée pour éclairer l’intérieur d’une église, d’une grotte ou d’une caverne.

Petite synthèse du flash

Il éclaire le sujet lorsque la lumière ambiante est insuffisante. Il débouche les ombres. Il atténue les contrastes. Il homogénéise l’éclairement en effaçant les taches d’ombre. Il met de la vie dans les yeux et donne de la brillance aux cheveux. Il améliore le rendu des couleurs. Il améliore le contraste quand celui-ci est faible. Il fixe les mouvements brefs. Il traduit le mouvement. Il permet de réaliser des effets spéciaux. Bref, que des avantages !

Notre choix de flashes électroniques

Ultra compact : Flash Canon Speedlite 270EX

Modèle perfectionné, conçu pour les photographes amateurs possédant des EOS ou des PowerShot. Successeur du Speedlite 220EX, le Speedlite 270EX est destiné aux photographes désireux de pratiquer la prise de vue au flash en allant au-delà des performances du flash intégré et à tous ceux qui souhaitent bénéficier d’un flash compact à associer à leur boîtier. Le compact Speedlite 270EX est basé sur le même concept à succès que son prédécesseur : une puissance exceptionnelle pour un flash de cette catégorie et de cette taille. Il propose de nombreuses nouvelles fonctions dont l’ajout d’un système de réflecteur zoom manuel afin de garantir une diffusion efficace de la lumière et d’une tête orientable. La conception électronique optimisée garantit un recyclage quasi silencieux et pratiquement aussi rapide que celui de son prédécesseur malgré une alimentation par deux piles AA seulement.

Principales caractéristiques : Flash haute puissance avec nombre-guide maximal de 27, recyclage rapide et silencieux, réglage manuel de la puissance (réglable via le menu du boîtier), possibilité de contrôle via le menu des boîtiers compatibles, réflecteur zoom manuel, tête orientable.

Prix conseillé : 179€.

Perfectionné : Flash Canon Speedlite 580EX II

Successeur du Canon 580EX, le flash Speedlite 580EX II intègre des nouvelles fonctions destinées à optimiser les résultats avec les nouveaux boîtiers EOS numériques. Conservant le nombre guide de 58, il dispose d’un robuste boîtier résistant à l’eau et à la poussière. De plus, une amélioration du circuit électronique du Speedlite 580EX II permet d’accélérer la durée de recyclage d’environ 20 %. Le Speedlite 580EX II est un composant clé de l’ensemble du système flash Canon EOS destiné tant aux boîtiers argentiques que numériques, professionnels ou non.

Principales caractéristiques : Nombre-guide de 58, résistance à l’eau et à la poussière, couverture automatiquement ajustée en utilisation avec un reflex compatible, alimentation avec 4 piles alcalines type AA (6V) ou accus Ni-MH équivalents, 14 fonctions disponibles, compatible avec tous les EOS numériques et les PowerShot (G2, G3, G5, G6, Pro1), tête orientable.

Prix conseillé : 579€.

Compact et léger : Flash Nikon SB-400

Ce Flash i-TTL externe est compact, léger et attractif. Il offre un nombre-guide de 21 et propose un mode de flash indirect simple. Conçu pour les reflex numériques d’entrée de gamme, il trouve également sa place sur les appareils de la gamme D2 par sa facilité d’emploi. Allié aux appareils photo compatibles avec le système d’éclairage créatif Nikon CLS, le SB-400 est contrôlé en mode i-TLL et en mode manuel sur le D40. Sa tête est inclinable sur 4 angles d’inclinaison (à l’horizontale, 60°, 75° et 90°) et permet de photographier à une distance comprise en 0,6 et 20 mètres. Il est également possible de sélectionner directement sur le boîtier les modes « Synchro lente » et « atténuation des yeux rouges ».

Principales caractéristiques : Flash électronique à verrouillage rapide, nombre-guide de 21, mesure Auto i-TTL, mode manuel seulement avec le D40, synchro lente, atténuation des yeux rouges, synchronisation lente avec atténuation des yeux rouges, second rideau, alimentation avec 2 piles AA, 4 angles d’inclinaison possibles (0°, 60°, 75°, 90°).

Prix conseillé : 149€.

Ultra-rapide et puissant : Flash Nikon SB-900

Le Nikon SB-900 combine des fonctionnalités ultra-rapides et puissantes et une portée étendue. Il comporte un diffuseur et une source lumineuse mobiles capables de passer d’une couverture de 17 à 200 mm en seulement 1,2 seconde tout en garantissant une bonne répartition de la lumière. Ce flash propose un choix de trois zones d’illumination (pondérée centrale/standard/uniforme) pouvant être sélectionnées en fonction d’un sujet précis.

Le SB-900 est adapté aux formats DX et FX. Il sélectionne automatiquement le mode de répartition de la lumière en fonction du format du capteur de l’appareil sur lequel il est fixé. Il détecte automatiquement l’utilisation des filtres couleur (fluorescent ou incandescent) et donne à l’appareil photo les bonnes informations pour choisir le réglage de balance des blancs approprié. Le SB-900 gère de façon efficace les déclenchements répétés à l’aide d’un circuit d’alimentation optimisé permettant un recyclage ultrarapide. Il contient également un système de détection de la chaleur qui le protège des risques de surchauffe. Totalement compatible avec les autres flashes et accessoires du système d’éclairage créatif Nikon, il s’incorpore aisément aux configurations multi-flash. Il est doté d’une fonction de flash indirect grâce à sa tête qui peut s’incliner de 90° vers le haut, de 11° vers le bas et qui peut pivoter horizontalement de 180°.

Principales caractéristiques : Nombre-guide de 34, mesure TTL, ouverture auto, auto non-TTL, manuel à priorité distance, manuel, stroboscope, alimentation par 2 piles AA, nombreux accessoires inclus (support-pied AS-21, dôme de diffusion Nikon SW-13H, jeu de filtres de couleur SJ-900, porte-filtre de couleur SZ-2, étui souple SS-900), détection automatique du format du capteur, système de protection thermique, détection automatique de filtre.

Prix conseillé : 429€.

Entièrement automatique : Flash Sigma EF-530 DG ST

Le flash EF-530 DG ST est conçu pour s’adapter aux plus récents systèmes TTL des principales marques de reflex numériques et aussi argentiques. Il fonctionne en automatique pour une simplicité d’utilisation maximale. La tête zoom automatique est couplée avec l’objectif et adapte l’angle d’éclairage avec la focale effective, de 24mm à 105mm. Avec l’élargisseur d’angle intégré, le flash peut couvrir un angle d’éclairage équivalent à celui de la focale 17mm. La tête orientable verticalement et horizontalement peut aussi être abaissée de 7° pour la photographie rapprochée. En plus du mode automatique, il dispose d’un mode manuel permettant de régler le flash sur la pleine puissance ou sur 1/16.

Principales caractéristiques : Flash pour appareils Pentax disposant de la norme P-TTL, nombre-guide de 53, couverture d’angle pour la plage de focales du 24 au 105 mm, tête zoom automatique pour une optimisation de la puissance d’éclairage, diffuseur grand angulaire intégré couvrant un angle équivalent à la focale 17 mm. Orientation multiple (90° vers le haut, 180° sur la gauche et 90° sur la droite, abaissement possible de 7° vers le bas), mode manuel avec réglage du flash sur pleine puissance ou 1/16, alimentation par 4 piles alcalines AA (autonomie de 220 éclairs) ou 4 batteries AA Ni-Cd ou Ni-MH (autonomie de 100 éclairs), lampe témoin de chargement du flash, extinction automatique.

Prix conseillé : 183€ HT + DEEE 0,25€ HT

Spécial macro : Flash Sigma CRO EM-140 DG

Le nouveau flash Sigma MACRO EM-140 DG est idéal pour la photographie sans ombre des plus fins détails d’un sujet, en particulier dans les applications médicales et/ou scientifiques. Les deux tubes peuvent êtres actionnés simultanément ou séparément, l’utilisation d’un seul tube créant une ombre et générant un effet tridimensionnel. La fonction de flash prédictif permet de visualiser les réflexions et les ombres avant le déclenchement effectif de l’éclair.

Il est également possible d’utiliser la fonction TTL à distance sans cordon, le flash EM-140 DG étant utilisé en flash maître et le flash EF-530 DG Super en flash asservi afin de créer des effets d’éclairage originaux. Il dispose aussi de la synchronisation rapide et de la correction d’exposition au flash pour une photographie au flash avancée.

Principales caractéristiques : Idéal pour un usage professionnel, domestique, macrophotographique. Nombre-guide de 14, totalement compatible avec les systèmes de contrôle automatique TTL les plus récents, tête à deux tubes débrayable, fonctionnement en TTL à distance sans cordon avec le flash EF-530 DG Super, synchronisation rapide (FP), alimentation par 4 piles alcalines AA ou 4 batteries Ni-Cd ou Ni-MH, fourni avec adaptateurs pour diamètres porte-filtre 55mm et 58mm

Prix conseillé : 401€ HT + DEEE 0,25€ HT